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La première prothèse Version imprimable Suggérer par mail

Nous avons RdV à l'Institut Curie le 4 septembre pour une dernière visite et pour obtenir l'ordonnance de la prothèse.

Le lendemain, nous rencontrons un opticien-prothésiste d'Angers qui doit réaliser l'empreinte de la prothèse et définir l'ensemble des caractéristiques. La prothèse sera ensuite élaborée "à la main" par un laboratoire spécialisé.

Notre objectif est qu'Alexandra rentre en classe le 6 septembre avec un œil apparemment "normal". Le prothésiste doit donc nous prêter une prothèse provisoire avant la livraison du laboratoire.

Et bien tout s'est passé pour le mieux !! Nous sommes accueillis par l'opticien-prothésiste de chez Lissac à Angers qui est habitué à ce genre de manipulations.
Alexandra a totalement confiance et accepte les "essayages" de prothèses.

En effet, pour l'instant sa première prothèse est définie par une forme, une couleur d'iris et une taille que nous devons sélectionner parmi les prothèses disponibles en stock chez l'oculiste. Après finalement assez peu d'essayages, nous avons retenu une prothèse qu'elle va garder sur elle en attendant la fabrication de celle qui devrait correspondre le mieux à sa physionomie. Cette fabrication s'effectue par un laboratoire spécialisé de Paris et est réalisée totalement à la main (notamment pour la peinture de l'iris, toujours assez délicate). La prothèse doit être disponible en 15j environ.

Alexandra ressort donc avec une belle prothèse, certes pas totalement adaptée mais qui sauf à regarder de près lui redonne un regard presque "normal"...

Les quelques imperfections sont : un iris un peu trop grand par rapport à l'autre œil, et une forme de prothèse pas complètement adaptée et qui déforme très légèrement la paupière, ainsi qu'un tout petit trop de marron dans le centre de l'iris !! Evidemment nous sommes partagés entre la joie de la retrouver avec "deux yeux" et un peu d'amertume car nous sommes devant l'évidence : rien ne sera totalement jamais comme avant.

La mobilité est plutôt correcte. Et nous sommes favorablement surpris. Evidemment, certains mouvements de l'œil droit ne sont pas totalement suivis par le gauche, mais quand on a Alexandra bien en face et que les yeux ne sont pas dans des positions extrêmes, la différence de mobilité est vraiment très minime.

Elle effectue donc le lendemain matin sa première rentrée à l'école, avec sa prothèse bien en place (et quelques boutons de fin de varicelle...).
Elle supporte très bien cette première prothèse, et aucun soin ne semble nécessaire, si ce n'est parfois un petit nettoyage au réveil.

Sur le conseil de l'opticien nous lui achetons également une paire de lunettes. Celles-ci n'ont qu'un but de protection de l'autre œil, car nous préférons limiter les risques de blessures qui seraient assez dramatiques... Mais nous remarquons que le port des lunettes atténue également la perception de la prothèse oculaire, cela nous semble donc doublement bénéfique pour la vie à venir d'Alexandra.

 
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